Vernon Giverny website in English

Please click on the flag
La collégiale de Vernon
Un dossier complet consacré à ce monument remarquable
Cliquer sur la photo pour y accéder

Documents à télécharger
Cliquer sur l'icône pour y accéder
Les maisons à pans de bois
Un dossier complet consacré au riche patrimoine de notre ville
Cliquer sur la photo pour y accéder
 
Vernon Giverny Website auf deutsch
Bitte, auf die Fahne clicken
 

Passer la souris sur les photos et les icônes pour obtenir des informations complémentaires
Le vieux moulin de Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
La fondation Monet à Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
La tour des archives à Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Des visites, oui, mais il y a bien autre chose a faire à Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Balades et randonnées autour de Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Les musées de Vernon et Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Une balade dans les rues de Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Le bassin des nymphéas à Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Le château des Toutelles à Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Les VITRAUX  de Vernon (2)



La chapelle des Soeurs de Jésus au Temple


Au tournant du XIXè siècle, les Soeurs de Jésus au Temple ont fait construire une chapelle à l'intérieur de l'enceinte  conventuelle. La première  pierre a été bénie le 13 mars 1899 par l'abbé Grieu, curé de la Collégiale, le 31 mai 1900, l'évêque d'Evreux bénissait solennellement le nouvel édifice rélisé pa Denis Darcy, un élève de Viollet le Duc.  Le choeur a été transformé en 1962, année du centenaire de la congrégation, par l' architecte parisien Duhayon et c'est alors que l' édifice reçut cinq vitraux  de l'atelier  Labouret .


Maître verrier et mosaïste, Auguste Labouret (1871-1964 )  ouvre son atelier en 1920 à Paris, renouvelle l’art du vitrail et s’impose comme le créateur du vitrail en dalle de verre taillé au marteau et cloisonné avec du ciment, qu’il transforme en une mosaïque translucide dans laquelle la lumière prend une puissance, une luminosité et une somptuosité incomparables.

La dalle de verre

C'est une technique fondamentalement différente de l'art séculaire du vitrail classique. Auguste Labouret dépose  en 1933 un brevet d'invention pour une nouvelle technique de « vitrail en dalles éclatées à réseau de ciment armé ». Cette technique a été largement utilisée jusque dans les anées 60 - 70.
La dalle de verre est obtenue par coulée du verre  en fusion (Labouret utilise du  cristal, en fait)  sur une surface plane (qui peut être un lit de sable ou une surface de métal). La galette de verre est ensuite refroidie lentement pour que puissent y être découpés, les volumes désirés.

On commence par tailler des  blocs de cristal  de 2 à 3 centimètres d'épaisseur  à la dimension et à la forme voulues en se servant d'un un coin et d'un marteau : on pose la pièce de verre sur le coin, et l'on frappe à l'aide du marteau pour séparer des morceaux jusqu'à obtention de la forme souhaitée. Puis  commence un travail minutieux de martelage et  d'écaillage, effectué avec la «marteline», le vieux marteau adopté par les grecs et les romains pour la mosaïque,  sur la tranche des verres pour enrichir ces derniers de brillances et nuances.  Un peu comme on taille un diamant, l'artiste  taille des facettes sur le morceau de cristal et chaque coup de marteau créee des micro-fissures dans la masse qui, plus tard, brilleront comme des étincelles  ardentes.

Les pièces ainsi obtenues sont alors disposées selon le modèle désiré dans un coffrage formé par des tasseaux de bois. On coule du béton dans ce coffrage pour créer  l'armature, elle même renforcée par des tiges de métal.

A cause du  du poids des pièces de verre, l'armature doit être  très robuste, ce  qui donne à ces vitraux cet aspect massif.. Aujourd'hui on se sert volontiers de résine époxy, dont la solidité permet  de réduire les largeurs d'armature, passant d'un minimum de 4 centimètres à moins de 1 cm.

Si on comprend  facilement que la dalle de verre se prête bien un un dessin simple et vigoureux, c'est un matériau qui,  peut-on penser,  ne permet pas de  traviller les détails. Et pourtant Labouret  a montré que cette techbnique n'est incompatable avec la création de dessins de grande finesse et même à l'écriture de textes.
(D'après   http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitrail)

Les vitraux de la chapelle de Vernon

Au premier coup d'oeil, un visiteur pourrait être déçu... Pas de grands vitraux illustrés mais, pourrait-on croire, de simples briques de verre coloré.  N'oublions pas toutefois que nous sommes dans un couvent, c'est à dire un lieu qui ne connait ni la richesse ni l'ostentation. Une église peut avoir des vitraux somptueux aux dessins recherchés mais certainenement pas une chapelle conventuelle  dont  le décor se doit d'être simple. Mais un deuxième regard montre que ces vitraux ne sont pas simplement du verre coloré posé  par un vitrier local. La surface épaisse et entaillée, les bords martelés créent de riches effets de transparence qui jouent avec la  la couleur et l'intensité de la lumière et qui peuvent suggérer le feu de pierres précieuses. Tout l'art de Labouret est présent  derrière l'apparente simplicité.






(Clic pour agrandir)


En plus des matières translucides Auguste Labouret a aussi travaillé les matières opaques pour des mosaïques dans lesquelles il fait jouer le grès, le métal, le verre argenté, le marbre pour opposer ces matériaux et en tirer de curieux contrastes.

Auguste Labouret, restaurateur de vitraux anciens de nombreux monuments historiques, créateur du vitrail en dalles de verre cloisonné de ciment, a travaillé dans le monde entier, de lAmérique du Sud à celle du Nord, en passant par l'Afrique du Sud, sans oublier l'Europe bien entendu. Ses deux oeuvres principales - l'une d'entre elle est malheureusement perdue à jamais - sont d'un part l'ensemble des verrières et des mosaïques de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, près de Québec et d'autre part  la décoration murale et lumineuse, en dalles de verre taillé au burin, de la salle à manger des Premières Classes du paquebot Normandie.

 

Sainte-Anne-de-Beaupré (Québec)


Quelques vitraux d'Auguste Labouret.
Ci-dessous, de gauche à droite et de haut en bas : Sainte Bernadette à Brignogan (Finistère)  -  Golgotha à L'Hôpital Camfrout  (Finistère) - Sainte Thérèse à Billancourt  (Hauts de Seine) - Saint Eloi à Heaumont( Nord)





Les six photos ci-dessus ont été fournies par Monsieur Michel QUERAN, qui a récemment organisé une exposition Labouret chez lui en Bretagne. Merci


Conditions de visite

La Collégiale Notre-Dame est ouverte en permanence de 8h à 20h. Cette église est  utilisée pour le culte et il est donc demandé de s'abstenir d'y pénétrer pour des visites pendant  les services religieux.

La mairie de Vernon est ouverte du lundi au vendredi de 8h45 à 12h et de 13h30 à 17h30, le samedi : de 8h45 à 12h et parfois l'après-midi pour des mariages. L'accès au vitrail de Decorchemont, situé au premier étage, est totalement libre pendant  ces heures.

La chapelle des Soeurs de Jésus au Temple, située dans l'enceinte conventuelle (place de la République), est libre d'accès. Toutefois, pour des raisons de sécurité, les soeurs en maintiennent la porte fermée, qu'elles ouvrent immédiatement à toute personne  qui souhaite visiter la chapelle.  Il suffit de se présenter à l'entrée du couvent et de faire la demande.


  Page 1  - Les vitraux de  la Collégiale

  Page 3 - Le vitrail de la mairie