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La pierre de Vernon :
des carrières aux monuments


La pierre, qu'elle soit de Vernon ou d'ailleurs,…voilà un sujet qui peut sembler rébarbatif et qui ne devrait guère mériter qu'on lui consacre une page !

Et pourtant le temps d'un week-end, tous les deux ans, " Les Journées de la Pierre " deviennent le centre d'intérêt des Vernonnais auxquels se joignent de nombreux visiteurs.  A cette occasion, une trentaine de tailleurs de pierre et de sculpteurs travaillent devant le public pour réaliser chacun une œuvre en rapport avec le thème de l'année.

Est-il besoin de préciser que le matériau qu'ils utilisent est la pierre de Vernon, extraite des carrières locales ?


La lauréate du concours 2007.


et son oeuvre...

Photo : Partenaires Office du tourisme

Pierre de Vernon, pierre largement employée dans le patrimoine architectural haut normand, de réputation régionale et plus encore, pierre de prestige.

Il y a fort longtemps que la pierre de Vernon est connue et recommandée par les architectes. Ainsi, Viollet le Duc écrit dans son " Dictionnaire raisonné de l'architecture " :

"A Troyes, à la fin du XIIIe siècle, nous voyons les constructeurs aller chercher du liais à Tonnerre pour bâtir l'église Saint Urbain […] ; bien plus tard, à Paris, nous voyons les architectes demander de la pierre de Vernon pour restaurer la rose de la Sainte Chapelle et pour élever certaines parties de la l'Hôtel de la Trémouille. Ces exemples (…) prouvent combien les constructeurs de la période dite gothique portaient une attention scrupuleuse dans le choix des pierres qu'ils mettaient en œuvre. "

Rose de la Sainte Chapelle
Photo : Partenaires Office du tourisme

Et l'auteur précise encore : " Alors on ne recule pas devant des difficultés de transport qui devaient être considérables lorsqu'il s'agissait de se procurer certaines pierres dont la qualité était propre à un objet spécial ".

En fait, c'est à l'époque de Guillaume le Conquérant que la pierre de Vernon a commencé à être exploitée pour la construction de la collégiale Notre-Dame.
Par la suite, au fil des siècles, son extraction a continué dans de nombreuses carrières, souterraines pour la plupart. On en dénombre plus de soixante dix plus ou moins importantes disséminées dans les coteaux.

Ces pierres ont servi à la construction de nombreux édifices religieux et civils.

Aperçu géologique

Les collines qui entourent Vernon se situent dans des terrains de l'ère secondaire, à la période du 'crétacé supérieur',
Cette période qui s'étend de -146 à -65 million d'années a vu l'extinction des dinosaures et d'une grande partie des espèces vivantes mais aussi, d'un point de vue géologique, la disparition de continents entiers, recouverts par les mers, ce qui a conduit à la formation d'épaisses couches de craie, celle qu'on appelle la 'craie blanche à silex' qui affleure dans le nord -ouest de la France, de la Champagne jusqu'aux célèbres falaises d'Etretat.

Les spécialistes distinguent trois époques - et donc trois étages de pierre- qu'ils nomment le Cénomanien, en dessous, le Turonien à l'étage intermédiaire et le Sénonien au plus haut. Dans l'étage Sénonien, cette pierre ordinairement tendre, contient des niveaux plus durs qui forment ce qu'on appelle la pierre de Caumont, ou la pierre de Vernon. Facile à sculpter, malgré la présence de petits silex, cette pierre calcaire à grain très fin est caractérisée par sa blancheur : en effet, elle est presque totalement formée de carbonates de chaux à peu près purs c.à.d. avec une très faible teneur en argile.

Du fait de l'érosion conjuguée à une lente surélévation de l'ouest du bassin parisien certains étages de craie sont plus ou moins surélevés : ainsi, à Caumont (près de Rouen), les bancs ne sont situés qu'à 10 m au-dessus du niveau de la Seine, alors qu'ils sont à 60m à Vernon.

Si on observe la carte de l'emplacement des carrières (ci-dessous), on note qu'il n'en existe qu'une seule sur la rive gauche (située à faible hauteur au-dessus de la Seine). Toutes les autres se situent sur la rive nord à une altitude variant de 60 à 70 m au-dessus du niveau du fleuve.

C'est qu'une faille qui passe au pied des collines de la rive gauche a causé leur effondrement. Le résultat est que, à hauteur égale, on trouve les craies sénoniennes d'un côté de la Seine et des terrains tertiaires de l'autre.

Emplois de la pierre de Vernon

Cette pierre, considérée comme plus prestigieuse que d'autres, a été utilisée dans toute la Haute-Normandie pour les parties délicates des monuments - en particulier les parties sculptées et autres ornements délicats - alors qu'on prenait souvent la pierre de Caumont (près de Rouen) ou une autre pierre locale plus ordinaire et moins onéreuse pour le gros œuvre, comme ce fut le cas pour la cathédrale de Rouen et pour les abbayes normandes. Ainsi, parlant de la Chapelle de la Vierge de la cathédrale de Rouen, A Meyer (Histoire de Vernon) écrit à propos des pinacles, réalisés en pierre de Vernon, qu'ils " sont d'une ténuité qui les fait ressembler à des objets d'orfèvrerie et semblent plutôt exécutés en métal qu'en pierre. "
Parmi les monuments réalisés en pierre de Vernon, citons dans le département de l'Eure, la cathédrale d'Evreux, les églises des Andelys, d'Ecouis (et sa célèbre statuaire), de Louviers, du Neubourg, de Pont-de-l'Arche, de Vernon, le château de Gaillon et celui de Vernon et l'abbaye de Bonport. Dans les départements limitrophes, la cathédrale de Rouen, l'église Saint Ouen de Rouen, le château d'Anet, l'église de Mantes, et à Paris, la rose de la Sainte-Chapelle, le pont Notre-Dame, certaines parties du Louvre et du Palais Royal…et bien d'autres édifices. Notons encore qu'on retrouve cette pierre dans la Cathédrale de Chartres où elle est présente dans les sculptures d'extérieur, y compris celles des portails, des côtés nord et sud, alors qu'on utilisa la pierre de Chantilly pour la façade principale.


Photo : Partenaires Office du tourisme

De gauche à droite et de haut en bas :
 Collégiale d'Ecouis (Sainte Femme)
 Collégiale de Mantes,
 Abbaye de Bonport,
 Château de Gaillon,
 Cathédrale de Rouen,
 Palais Royal à Paris,
 Cathédrale de Chartres (Visitation, portail nord),

Au 20ème siècle, avec l'utilisation croissante de nouveaux matériaux de construction comme le béton, la pierre de Vernon a disparu des chantiers lors de la reconstruction de la ville après la guerre.
Toutefois une entreprise continue à exploiter cette pierre pour les travaux de restauration des Monuments Historiques, ainsi que pour un petit marché privé.

Plan de situation des carrières
Photo :
Monsieur Baboux

L'enquête de 1678

Il existe un document daté de 1678 qui permet de mieux connaître l'emploi qui a été fait de notre pierre dans les siècles passés.
En pleine période de construction de Versailles, des architectes et des carriers ont été envoyés sur les ordres de Colbert pour inspecter les carrières et les monuments qui existaient jusqu'à une centaine de kilomètre autour de Versailles, afin, bien entendu, de trouver des matériaux susceptibles d'être utilisés pour la construction du château.
Les inspecteurs arrivèrent à Vernon le 25 août 1678.

Voici quelques extraits de leur rapport qui commence par la carrière de Port Villez, au sud de Vernon, sur la rive gauche:

" Nous sommes montés au haut de la côte où est la carrière dont Elle ouvre du côté de la rivière et regardant le nord. Nous estimons que le sol de cette carrière est situé entre 20 à 23 toises au dessus du lit de la rivière. L'ouverture est fort grande, et le ciel est environ à 12 pieds au dessus du sol à l'entrée de la carrière. Le premier banc est assis sur une veine de cailloux à deux pieds au dessus du sol, ce banc, que l'on nomme franc a 2 à 3 pieds de hauteur, […] Il y en a un autre un peu moins dur de même hauteur, et de grand appareil, blanc avec quelques petits cailloux comme a celui de dessous. L échantillon est numéroté YY."

Photo : Collection privée

Carrière de Port-Villez :
extérieur vers 1918 et plan
Photo :
Monsieur Baboux

Puis les enquêteurs franchissent la Seine pour aller sur la rive droite.

" Nous sommes allés à Vernonnet qui est un faubourg au bout du pont de Vernon […] Nous avons vu une carrière appelée la Carrière du Bassin, dans laquelle on ne travaille pas […] De là, nous serions allé au haut de la Montagne dans une carrière proche l'Hermitage appelée le Grand Atelier ou travaille Nicolas le Coeur ; son ouverture est tournée vers la rivière du côté du Midi et est, estime-t-on, à plus de 30 toises au dessus du niveau de la rivière. Le franc ban est posé sur le sol de la carrière et a 3 pieds environ de hauteur. II est fort blanc, d'un beau grain et parait avoir moins de cailloux que les pierres que nous avons vues devant le port de Villé. Il est tel que les échantillons marquées & &. L'on a vu au fond de la carrière une pierre de même banc abattue qui a 15 pieds de long sur 9 de large, telle que l'échantillon marqué & ~B. "

Photo : Monsieur Baboux

Les enquêteurs visitent aussi les monuments construits avec ces pierres, par exemple l'église des Pénitents " bâtie depuis peu avec des pierres des carrières voisines, que nous n'avons pas trouvées ni bien choisies, ni bien misesen œuvre, ni de celles qui sont les plus dures et de meilleure qualité, parce que les ouvriers prennent la plus tendre pour avoir moins de peine ".

Les autres bâtiments de Vernon ne trouvent pas davantage grâce à leurs yeux : " L'église des Cordeliers bâtie du temps de St Louis est de même pierre du pays, mais fort mal appareillée, […] les pierres de la Tour du Château […] sont mêlées et de différents bancs, de petit appareil, et par assises de différentes hauteurs ".

Photo : Partenaires Office du tourisme

Photo : Club 41

Quant à la Collégiale Notre-Dame…

" Nous sommes retournés dans la ville ou nous avons vu l'Eglise de NotreDame, dont le chœur  est l'ancien bâtiment fait il y a longtemps par les Anglais et de pierre dure de Vernon, mais mal choisie, pleine de cailloux et fort mal employée. La nef qui a été bâtie longtemps après, de la manière qu'on bâtissait il y a 150 ans, est aussi de pierre dure de Vernon, mais mieux choisie et mieux employée. […] Quant au dehors de l'église, les pierres qui sont dures ne sont pas bien choisies, bien posées ni bien appareillées."

Et la conclusion de tout ceci n'est guère positive:

" Nous avons même remarqué que dans tous les bâtiments faits à Vernon, on n'a pas été soigneux de bien choisir les bonnes pierres, soit qu'ils n'eussent pas alors découvert les meilleurs bancs, ou qu'ils se servissent des plus tendres comme étant les plus faciles a tailler, lesquelles nous avons reconnu être d'une qualité facile à s'abîmer ".

Les architectes se rendent ensuite à Gaillon où ils visitent le château presque entièrement construit en pierre de Vernon. Mais, si certaines parties sont "fort endommagées en plusieurs endroits […] usées et mangées considérablement " dans d'autres endroits, les pierres sont " chargées d'ornements très délicats, qui sont très entiers et bien conservés ".

Les envoyés de Colbert passent aussi par Pont de l'Arche puis Rouen avant de repartir vers Chartres via Anet et Dreux.

Notons, par exemple ce qu'ils constatent à l'Abbaye de Bonport, à la sortie de Pont de l'Arche :

           à gauche : Abbaye de Bonport.

           à droite : Château de Gaillon

Photo : Partenaires Office du tourisme

" Nous avons aussi été dans l'abbaye de Bonport distante de Pont de Larche d'environ un quart de lieue. Nous avons reconnu que la seconde porte de la cour est de pierre de Vernon dans ses premières assises, et le reste de St Leu mieux conservé que la pierre de Vernon.
L'église est aussi toute de pierre de Vernon de même que les anciens bâtiments du Monastère dont il y en a beaucoup en ruine, où nous avons remarqué que la pierre est mêlée, s'en trouvant qui est assez belle et assez bien conservée et d'autres qui s'éclatent, s'abîment. "

Les variétés de pierre

Que conclure de tout ceci ? Que sous le nom unique de 'pierre de Vernon' se cachent en fait plusieurs qualités de pierre, soit selon les carrières, soit surtout à l'intérieur d'une même carrière : en effet, la pierre d'une même couche géologique n'a pas les mêmes caractéristiques selon le banc d'où on la tire.

La plupart des carrières de Vernon comportent quatre lits de pierres compris entre le " banc de ciel ", c'est à dire le plafond de la carrière et le sol.
En haut, un lit d'une épaisseur de 2m est constitué de  " brié ", pierre tendre et gélive, sans beaucoup d'intérêt et surtout qui ne peut pas être utilisée en pierre de taille.
Une fois ce banc enlevé, la différence de dureté avec la partie inférieure indique au carrier qu'il touche au 2ème banc, le " gros lien " épais d'une soixantaine de cm et constitué d'une pierre dure. Celle-ci est utilisée pour toutes les parties d'une construction qui doivent résister aux intempéries ou à l'usure : seuils, marches, soubassements, appuis de fenêtres, contreforts, corniches, par exemple. Sa résistance à l'écrasement est de 326 à 622 kilogrammes au cm².

Photo : Monsieur Baboux

Le troisième banc est appelé' petite hauteur'. Il est séparé du gros lien par un cordon de silex. c'est une pierre plus régulière et légèrement moins dure que le gros lien ce qui fait qu'on l'utilise pour les parties très ouvragées.
Le quatrième banc (d'une épaisseur de 90 cm), le franc ban, est une pierre moins dure que le gros lien. Il peut même être très tendre (on l'appelle alors gras de Vernon et ne peut être utilisé qu'en intérieur). La résistance du franc banc à l'écrasement est de 146 à 454 kilogrammes par cm² .

Les carrières au début du 20ème siècle ...
Photos :
collection privée


... et à la fin
Phots :
P. Tétillon - GPRV

 

Les carrières pendant la guerre

Durant la dernière guerre, comme beaucoup de villes, Vernon a supporté de nombreux bombardements aériens. En juin 1940, la Luftwaffe a détruit le centre ville, puis, en 1944, en liaison avec le débarquement de Normandie, les aviations alliées, qui cherchaient à détruire les ponts sur la Seine, ont aussi gravement touché les quartiers situés près du fleuve.

Durant ces deux périodes du conflit, les carrières creusées dans les collines servirent de refuges à de nombreux Vernonnais.
.

Ainsi, Jacques Leclerc, alors âgé de 19 ans, se souvient de son séjour dans la carrière de la Glacière en juin 1940 :
" Nous sommes restés huit jours tassés comme des sardines dans cette grotte, pratiquement sans manger ni boire. Nous devions être environ cinq cents (…) Les anciens qui avaient fait la guerre de 1914-1918 nous répétaient qu'on ne connaissait pas les Allemands, qu'ils allaient tous nous tuer. Nous n'osions pas sortir, nous étions persuadés qu'ils allaient nous abattre si nous quittions notre cachette…"

Mais c'est surtout à partir de mai 1944, après les premiers bombardements à la fin d'avril, que les carrières vont abriter la population pour quatre longs mois. C'est là que les deux tiers des habitants du faubourg de Vernonnet se réfugièrent dans une dizaine de carrières. La place ne manquait pas puisqu'une carrière comme celle du Mont Roberge possède un réseau de galeries qui occupe une dizaine d'hectares sous la colline avec de hautes galeries de 6 à 8 mètres de large supportées par plus de 80 piliers de 6x6m

Georges Séhet (Vernon, 1940 1944, pages 26 27. Paru dans l'ouvrage du Souvenir Français " Vernon est libérée ") raconte :
"Le chemin d'accès avait été débarrassé des ronces et des pierres. De chaque côté on avait établi des cabanes pour les poules et les lapins. De véritables artistes avaient construit des tonnelles avec des branches et des arbustes sous lesquelles se trouvaient des tables et des bancs. Dans la première salle de la grotte, éclairée par la lumière extérieure, était établi le réfectoire où, entre les repas, les femmes âgées faisaient du raccommodage. Derrière, dans une salle plus sombre, se trouvaient les tonneaux avec les réserves d'eau. Puis c'étaient la grande pièce servant de dortoir. Des lits en bois avaient été installés et chaque famille occupait un coin à elle. La lumière était fournie le soir au moyen de lampes et de bougies, ce qui ne manquait pas d'un certain pittoresque."
Les conditions matérielles étaient précaires et la vie était dure :
Notre témoin raconte encore
"Et ce fut aussi un rude labeur pour les femmes qui devaient aller aux provisions et pour les hommes qui, chaque midi et chaque soir étaient obligés de monter, souvent à travers bois, pour trouver la table et le gîte. "

Malgré tout, la vie reprenait le dessus avec ses activités commerciales et aussi ses douleurs et ses joies.
" Une épicière de Vernonnet avait suivi ses clients dans la carrière de la Glacière. Elle avait transporté son comptoir, ses balances et tout ce qu'elle avait pu trouver pour ravitailler les occupants de la grotte. "
Citons encore le journal inédit de
sœur  Marie Armand qui rappelle ici une anecdote vécue dans une autre carrière le 19 août : " Vers 19 heures, arrive, couchée sur un brancard, une femme dans les douleurs, prête à accoucher ; les conditions de travail sont précaires, pas de bassin ni compresse stérile, ni d'eau bouillie, peu d'éclairage (…). Enfin un superbe garçon arrive au monde à 23 heures 13. Les cris réveillent tous les habitants de la carrière. Tous sont heureux que cela se soit bien passé. Une valise de bois et un peu de paille lui serviront de berceau... "

Une autre carrière, celle de Mortagne, a un rôle militaire depuis 1939.

Plan d'une petite partie de la carrière de Mortagne en 1898
Photo :
Monsieur Baboux

Après avoir servi d'entrepôt à l'armée française, elle fut réquisitionnée par les Allemands en 1943 et en 1944, l'organisation Todt commença l'aménagement interne, dans le but d'accueillir, un jour, l'état major de Rommel, les défenses de la Roche Guyon (à moins d'un dizaine de kilomètres de là) n'étant pas suffisamment sûres.
Le 22 mai 1944, Rommel lui même vient se rendre compte de J'avancement des travaux de la carrière de Mortagne.
Le témoignage d'un officier britannique ayant visité le site après la Libération, est clair : " Un grand nombre de constructions de bois avaient été érigées à l'intérieur ; elles possédaient le courant électrique, des réfrigérateurs, l'eau chaude et l'eau froide ainsi que des sanitaires à l'intérieur. D'immenses quantités d'équipements avaient été installées " (Hubert Essame, The 43rd Wessex division at war 1944 1945, page 112.)

Rachetée par l'Etat en 1947, la carrière abrite aujourd'hui des militaires qui occupent ce vaste réseau souterrain dans lequel a été créé un centre d'émissions radio grande puissance. Le 8ème Régiment des Transmissions a pour mission essentielle d'assurer les liaisons radio au profit du Ministère de la Défense et du Ministère des Affaires Etrangères avec toutes les ambassades et consulats français dans le monde.

Comment se présente la carrière aujourd'hui ? Impossible de le dire : son accès est interdit puisqu'elle est englobée dans un périmètre militaire classé " secret défense "


Les journées de la sculpture sur pierre à Vernon

La pierre de Vernon, un patrimoine à conserver et à faire connaître. C'est pour cela que, depuis 2001, le Club 41 organise tous les deux ans une journée de la sculpture sur pierre à Vernon ( au départ) et maintenant à Giverny

Le Club 41 rassemble des hommes de profession, confession et milieu culturel variés pour y cultiver les valeurs d'entente, de tolérance et d'amitié sans tenir compte du rang social de chacun.
Le Club est tourné vers l'action, qu'elle soit sportive, culturelle, citoyenne, festive ou caritative, pour donner un sens aux réunions et forger les amitiés.
Le Club est ouvert à tous ceux qui partagent ces mêmes valeurs et qui sont poussés par un esprit d'ouverture vers les autres.
Pour contacter le Club 41 : écrire à Club 41 c/o AVEC - Rue des Ecuries des Gardes - 27200 Vernon



Saint Michel et le Démon - Cliquer pour agrandir

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Les outils d'un sculpteur


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Photos : Club 41

Pendant que les artistes étaient au travail, les visiteurs ont pu assister à diverses manifestations - visite commentée d'une des carrières d'où la pierre est extraite depuis dix siècles, conférence et exposition sur la géologie locale, visite-conférence sur l'architecture romano-gothique à travers l'exemple de la Collégiale Notre-Dame, exposition de photos sur l'Art gothique, etc. sans oublier des ateliers pédagogiques à l'intention des scolaires. Selon les années, le programme est susceptible de quelques variations ( par exemple, l'expo de photos 2012 était sur le thème "Art baroque".)

Dernières Journées de la Pierre
samedi et dimanche23 et 24 juin 2012 à Giverny
Les  sculpteurs et tailleurs de pierre ont travaillé en public pendant deux jours. ils sont installé  sur le "pré municipal",  face à l'Hôtel Baudy. Expo de photos dans l'église. Diverses autres manifestations liées au thème de la pierre ont eu lieu durant ces deux jours.

Photos : Club 41

Remerciements à Monsieur Baboux du Cercle d'Etudes Vernonnais (société savante d'histoire locale ) dont l'aide a permis la réalisation de cette page. ainsi qu'au Groupe Photo de la Région de Vernon (GPRV).