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Giverny au pays de l'Oncle Sam:
Lyme et Cos Cob



On parle des artistes américains de Giverny, on utilise même l'expression " une colonie américaine ", mais on oublie que la majorité d'entre eux n'a fait qu'y passer quelques semaines, ou quelques mois au plus. Qu'ont-ils fait ensuite ? Où sont-ils allés ? A peine se pose-t-on la question comme s'ils avaient cessé de peindre après avoir quitté GivernY. En fait, la plupart ont poursuivi une carrière dans leur pays où ils se sont souvent regroupés en de nouvelles " colonies ", telle celle de Old Lyme, une des plus importantes de toutes ou celle de Cos Cob, au nord est des Etats Unis.

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Le petit village de Lyme dans le Connecticut (à mi-chemin entre New York et Boston) a été découvert par Henry Ward Ranger qui - un peu comme ce qui s'était peut-être passé pour Giverny dix ans plus tôt - aperçut le village en y passant par le train. Ce peintre, dans la tradition de l'école de Barbizon, fut si enthousiasmé qu'il s'y installa et encouragea d'autres artistes à le suivre. C'est ainsi que naquit une sorte de " Barbizon américain " en 1899.

Ce village, sur la Lieutenant River, était facile d'accès de New York par le train. Il est situé dans une région marécageuse avec des estuaires et des prés salés, des collines pittoresques, des zones boisées, des étendues d'eau qui brillent au soleil, des affleurements de granit et de vieilles fermes entourées de murs de pierre. " Des paysages si divers feraient perdre la tête à un artiste. On y trouve un singulier mélange de nature sauvage et apprivoisée, d'austérité et de gaieté " écrivait déjà un visiteur en 1876, bien avant que des artistes ne s'y installent.

C'est en 1903 que Childe Hassam vint à Lyme pour la première fois. Ce peintre était un représentant de l'école impressionniste et c'est suite à sa venue et à celle d'autres peintres impressionnistes que Lyme est devenu un " Giverny américain ", titre que le village porte toujours avec fierté. Parmi les nouveaux venus, on retrouve Willard Metcalf- celui-là même qui est censé avoir découvert Giverny. En peu de temps, Lyme devint " la plus célèbre des colonies d'artistes en Amérique. " déclare William H. Gerdts, dans American Impressionism (New York, 1984.)


Willard L. Metcalf, Bouleaux, 1907. Smithsonian American Art Museum [1]

Peut-on, en quelques mots expliquer ce qui différencie un impressionniste américain d'un français?
Dans l'introduction à l'exposition " L'influence de l'art français sur la colonie d'artistes de Old Lyme (Octobre 2004) on lit :
"Si on compare avec les impressionnistes français, ceux de Lyme ont adopté le style de leurs homologues français mais ils ont été plus restrictifs dans le choix des sujets. […] Ils évitaient les sujets qui étaient déroutants. De plus, bien qu'ils peignissent sans cesse le même sujet, il le faisaient sans la rigueur scientifique des français. " Au lieu de simplement copier le style français, ces artistes l'ont interprété en mêlant les techniques européennes à leur propres conceptions et au génie américain. Mais au-delà des différences, les deux groupes savaient que le véritable sujet de leurs tableaux était le rendu de la lumière.


A Old Lyme, les artistes se sont rapidement regroupés dans une pension de famille tenue par Florence Griswold et cette demeure est devenue une sorte d'hôtel Baudy bis. On connaissait cette maison sous le nom de "la maison des artistes " et Childe Hassam la surnommait "Holy House". L' accueil de " Miss Florence " et les prix qu'elle pratiquait - $7 par semaine pour la pension- plus la présence amicale des autres artistes étaient irrésistibles, et la propriétaire dut faire de nombreux travaux d'agrandissement pour créer des chambres supplémentaires et des ateliers.


La maison de Florence Griswold [2, 3]
 



Florence Griswold dans la salle à manger [4]
Une joyeuse foule passait là, l'été, prenant ses repas dans la salle à manger. Les murs de celle-ci avaient été rapidement ornés de dessins et de fresques, comme cela s'était fait à Giverny à l'hôtel Baudy. C'est Metcalf qui avait suggéré ces décorations murales, exactement comme il avait fait, dit-on, un dessin sur un mur de l'hôtel Baudy quelques années plus tôt.

Entre 1890 et 1920, les peintres ont beaucoup fréquenté un autre lieu et y ont formé une autre colonie, celle de Cos Cob, un hameau de Greenwich (plus proche de New York que Lyme) dont le centre était la pension tenue par la famille Holley . En 1890, Cos Cob était aussi important dans l'histoire de l'art que le fut Argenteuil dans les années 1870 pour Monet, Renoir et Manet.

La maison Bush-Holley [5]


Marée basse à Cos Cob, Theodore Robinson, Manoogian Collection, 1894 [6] 

La présence de peintres tels que , John Henry Twachtman, Theodore Robinson et Childe Hassam et la diversité des autres résidents, romanciers, essayistes et journalistes stimulaient une discussion ouverte sur les questions esthétiques et ont contribué à faire de Cos Cob " une enclave bohème de l'avant-garde " écrit le Dr Larkin, spécialiste de cet endroit.
Un peu plus tard, ce sont encore les peintres de Cos Cob qui ont été les organisateurs de l'Armory Show de 1913, exposition qui a fait date en diffusant le modernisme européen aux Etats-Unis.

De nos jours, à l'image de Giverny, Old Lyme et Cos Cob sont des centres artistiques avec un musée consacré aux peintres qui y ont travaillé, avec des lieux de souvenirs - la maison de Florence Griswold et celle des Bush-Holley - , avec la présence de nombreux artistes qui viennent y travailler ou y exposer dans les galeries d'art du village qui gardent vivante l'atmosphère de la fin du XIXème siècle.

Un merci tout spécial à monsieur Michael Lloyd qui nous a aidé à réaliser cette page et dont le site 'The Lyme Art Colony: an American Giverny ' (http://www.lymeart.com) permet de mieux connaître l'impressionisme américain, un aspect trop peu connu de l'histoire de l'art.

 


 

Origines des photos

1: http://www.oceansbridge.com/art/customer/product.php
2 : collection privée
3, 4 : http://www.LymeArt.com
5: http://www.hstg.org/index.cgi/632
6: http://www.thecityreview.com/coscob.html

 

D'autres pages sur le jardin de Claude Monet et sur Giverny :

Giverny, une colonie américaine
Giverny au pays du Soleil Levant : Kitagawa

Bienvenue à Giverny
La genèse du jardin de Claude Monet
Giverny, espace de métissage
Monet et les villageois


Et pour finir la journée à Giverny, une petite badade dans les collines de Giverny