Vernon Giverny website in English

Please click on the flag
La collégiale de Vernon
Un dossier complet consacré à ce monument remarquable
Cliquer sur la photo pour y accéder

Documents à télécharger
Cliquer sur l'icône pour y accéder
Les maisons à pans de bois
Un dossier complet consacré au riche patrimoine de notre ville
Cliquer sur la photo pour y accéder
 
Vernon Giverny Website auf deutsch
Bitte, auf die Fahne clicken
 

Passer la souris sur les photos et les icônes pour obtenir des informations complémentaires
Le vieux moulin de Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
La fondation Monet à Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
La tour des archives à Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Des visites, oui, mais il y a bien autre chose a faire à Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Balades et randonnées autour de Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Les musées de Vernon et Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Une balade dans les rues de Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Le bassin des nymphéas à Giverny
Cliquer sur la photo pour l'agrandir
Le château des Toutelles à Vernon
Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Le pont
XVIe - XIXe siècle



Le pont comportait 35 arches (dont une plus  grande côté Vernon, nommé l’arche marinière, sous laquelle passaient les bateaux) et prenait appui sur l’île du Talus, mais en 1830 seulement huit étaient encore en pierre. A la place des autres il n’y avait qu’un tablier de bois reposant sur les piles anciennes.

En effet, l'Ancien Régime a toujours été incapable d’entretenir correctement ses grands ouvrages, comme ce pont, par exemple. On ne pratiquait aucun entretien régulier et on attendait que l’ouvrage soit prêt à tomber pour effectuer une restauration complète. Et on repartait ainsi pour un siècle avant de devoir recommencer... Mal entretenu, vétuste, le pont était  fragile et souvent emporté par des crues. Citons par exemple celle de 1658, bien connue par une inscription gravée sur la façade de la Collégiale Notre-Dame («Le dernier jour de février de l’an 1658, l’eau à Vernon le pont rompit et vint au pied  de ce pilier

Les ponts vers 1890. Derrière le pont de pierre, dit 'pont Napoléon' on voit les restes du pont médiéval, qui n'avaient pas été détruits, entre l'ile du Talus et la rive de Vernonnet. On note bien le tablier en bois posé sur les piles maçonnées.

En 1651, après la chute de  deux arches, on a même abandonné le pont et mis en place un bac. Mais… note le curé de Vernonnet le 10 octobre 1653 : «  Le vendredi, jour de St Luc, furent noyées 200 personnes de plusieurs âges et sexes, lesquelles venaient de Vernon et furent perdues par l’accident du bac qui s’engloutit ».

Navigation
Quant on évoque la navigation  sur le fleuve autrefois, il ne faut  pas penser au magnifique plan d’eau qui existe de nos jours : en effet, avant les grands travaux d’endiguement et de dragage commencés vers 1850, la Seine ressemblait à la Loire de nos jours. C’était un fleuve capricieux et dangereux, avec un lit encombré d’îles et de bancs de sable qui  rendaient la navigation hasardeuse.  D’ailleurs le récit du miracle accompli à Vernon par  saint Adjutor, même s’il n’est peut-être qu’une belle légende -   est parlant à cet égard. (Voir la page consacrée à celui-ci). Les crues représentaient un grave danger pour la circulation  fluviale, et celle-ci était presque arrêtée alors. Ainsi  en janvier 1756, mois  de «grosses eaux» seulement sept bateaux passèrent à Vernon. Inversement l’eau pouvait venir à manque en été:  en aval de Vernon, le tirant d’eau tombait à 60 cm!   Dans la correspondance commerciale du meunier Planter on trouve une lettre  de l’été 1783 informant   son correspondent  que la péniche de farine partie de Vernon et attendue au Havre est bloquée à Pont de l’Arche depuis un mois,  le niveau de l’eau étant trop bas...


Passage du pont 
Lieu de passage d’une rive à l’autre, le pont était aussi un obstacle pour la navigation.
Le passage du pont était un moment difficile avec un unique passage étroit entre les piles encombrées par des moulins et des pêcheries.
Un Ingénieur des Ponts et Chaussée écrivait dans son rapport en 1812: «La rapidité de l'eau sous l'arche marinière étant considérable, c'est à ce point qu'il faut déployer les plus grands efforts pour franchir la cataracte [sic] en prenant les précautions nécessaires pour que le bateau enfile exactement le milieu de l'arche ".
Il fallait deux ou trois heures pour passer le pont. D’abord on démâtait le bateau pour qu’il puisse passer sous l’arche. Puis des amarres étaient frappées devant, derrière, à bâbord et tribord. Sur la rive, des chevaux et des treuils tiraient le bateau d’une façon co-ordonnée pour le faire passer lentement bien au milieu de l’arche .  En fonction de la force du courant et de la progression du bateau, on enlevait certaines amarres pour en placer d’autres plus loin sur les quais - opération à renouveller plusieurs fois - un long travail qui mobilisait de nombreuses personnes. Enfin on remontait de la mâture.

Une Instruction de la municipalité en 1794 nous indique qu’il  fallait entretenir à Vernon, une trentaine de chevaux de halage et une centaine de personnes uniquement pour le passage des bateaux sous le pont..



Ce pont médiéval, vétuste et surtout aux arches trop étroites et trop basses sur l’eau pour la navigation  à vapeur qui se développe au milieu du XIXè siècle,  a été remplacé en 1860 par un pont de pierre, dit pont Napoléon, situé à l’emplacement de l’actuel pont Clémenceau.


Pour plus de détails sur les ponts à Vernon entre le XIIème siècle et aujourd'hui, consultez la page
Les ponts de Vernon 1194 - 1954



  Page 1 Le pont fortifié
  Page 2 Une minoterie industrielle
  Page 3  Le moulin