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Le château des Toutelles à Vernon
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Le Vieux moulin et le Château
des Tourelles




Nombreux sont les visiteurs de Vernon ou de Giverny qui traversent la Seine et qui remarquent, près du pont, une curieuse bâtisse ancienne perchée en équilibre au-dessus de l'eau .On l'appelle le " Vieux Moulin " et, si les feuillages ne sont pas trop épais, derrière cet ancien moulin, ils devinent également les tours d'un château médiéval. Ces visiteurs, pressés d'arriver à leur destination, se contentent de jeter un coup d'œil en passant et nul doute que beaucoup trouvent le site fort joli…

Pourquoi ne pas vous y arrêter quelques minutes ?

Vous avez devant vous le site le plus caractéristique de Vernon, site chargé d'histoire, site qui a inspiré de nombreux peintres - amateurs ou professionnels - et qu'on peut voir reproduit jusque dans des musées américains (tableau de Claude Monet au musée de la Nouvelle Orléans). Sous les arbres, se dressent les 7 statues en bronze d'un artiste vernonnais installé au Japon, Olivier Gerval et appelées 'People' (1997), qui jettent une touche moderne sur cet ensemble romantique.


      
Vue générale du site depuis le pont sur la Seine
et le Vieux Moulin


Le château des Tourelles

(N'hésitez pas à pénétrer dans le parc qui entoure le château, l'accès en est libre.)

L'histoire de ce lieu commence en 1196, quand Philippe Auguste, en lutte contre le roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion, pour lui reprendre la Normandie s'empare de Vernon, et fait de cette ville une base pour ses futures opérations militaires. Le roi fait construire un pont - gros travail de génie civil à cette époque - dont on voit encore quelques arches sous le Vieux Moulin. L'une des extrémités de ce pont était protégée par un châtelet, celui que vous voyez aujourd'hui, le seul en France qui soit pratiquement inchangé depuis plus de huit siècles.

Sa structure est celle d'un donjon central flanqué de 4 tourelles crénelées d'une hauteur de 20 mètres. (Les toitures ont été installées au 18ème siècle.) L'entrée se situait du côté du fleuve. L'ensemble était entouré de douves en eau, et était relié au pont de pierre par un ponceau en bois.

Cette petite forteresse n'a guère connu de guerres (les petites garnisons ont dû penser que toute résistance était vaine dès que la ville de Vernon était tombée aux mains de l'ennemi !) mais n'a été définitivement désarmée que vers 1650.


Le Vieux moulin et les château des Tourelles vers 1900. Notez qu'un  bâtimente jouxtait encore le moulin, l'ancien poste de péage.

Le château des Tourelles : à l'arrière plan, la tour reconstruite après la guerre


Au milieu du 18ème siècle, l'entreprise de meunerie du sieur Planter s'est installée dans le châtelet et les terrains avoisinants.
Une meunerie ? Vous allez peut-être évoquer Daudet et les " Lettres de mon moulin " avec son pauvre meunier qui n'avait qu'un âne. Mais ici, notre meunier dirigeait la plus grosse meunerie de France et peut-être d'Europe à cette époque, et si la maison mère était ici, avec des bureaux installés dans les tourelles de notre château, et le corps principal transformé en silo à grain ou à farine, ce meunier possédait bien d'autres installations en France. Son entreprise était une 'multinationale' avant que le mot n'existe puisqu'il exportait sa farine en Europe et jusqu'en Amérique…
C'est ainsi que Franklin, le célèbre inventeur du paratonnerre, ambassadeur des Etats Unis à Versailles, de passage à Vernon en 1785 notait la présence "d'un grand établissement de minoterie où la Marine française trouve des approvisionnements."
Parmi les divers bâtiments de la meunerie, une grande construction prenait appui sur le château des Tourelles et allait jusqu'à la Seine, servant aussi de quai de chargement des bateaux.
La Révolution fut fatale à l'entreprise et, même si le site a eu d'autres utilisations par la suite, le château des Tourelles lui-même est resté vide depuis lors.


Sur cette peinture du début du 19ème siècle, on voit à droite le pont médiéval encore en service, le Vieux Moulin et, au centre, le bâtiment construit par le meunier entre la Seine et le château des Tourelles dont on aperçoit le haut des tours.


Photographie de 1845 qui montre le même lieu. Le bâtiment en colombage a été remplacé par un autre plus moderne. Remarquez la vétusté du pont.

Le château des Tourelles a été endommagé par des bombardements pendant la dernière guerre : toitures soufflées, une tourelle d'angle pulvérisée mais l'ensemble a été restauré pour le plus grand plaisir de tous.

Pour plus de détails sur l'histoire du château des Tourelles et du pont qu'il gardait  consultez la page 
Les Tourelles et le Vieux Moulin


Le vieux moulin

Dès le Moyen Age, cinq moulins au fil de l'eau se sont installés sur le pont pour moudre le blé récolté sur le plateau du Vexin.
De ces installations, il ne reste qu'un seul moulin, datant du 16ème siècle, pittoresquement installé au milieu du bras du fleuve.
Il s'agissait de moulins dits 'à roue pendante', c.à.d. qu'on pouvait élever ou abaisser la roue selon le niveau de la Seine.

 


Vue romantique du site au 19ème siècle et état actuel

Autrefois, dans les périodes de disette, la présence d'une telle abondance de blé et de farine causait des incidents car les Vernonnais acceptaient mal de voir partir 'leur' farine alors qu'ils en manquaient.
En voici un exemple :
En octobre 1789, le prix du pain avait considérablement augmenté (récoltes médiocres et surtout instabilité sociale et politique) et des émeutes de la faim éclataient un peu partout (C'est à cette date que les Parisiens en colère marchèrent sur Versailles pour ramener à Paris le 'Boulanger', la 'Boulangère et le 'Petit Mitron', surnoms donnés à la famille royale, ce qui montre bien l'importance du pain dans les préoccupations de la population de cette époque.)
A Vernon, des troubles éclatèrent, des émeutiers vinrent s'emparer de notre meunier, le malmenèrent, le jetèrent dans la Seine, puis, l'ayant sorti de l'eau et l'entraînant en ville, tentèrent de le pendre aux cris de 'A la lanterne !' Il fut, dit-on, sauvé in extremis par le maire qui coupa la corde d'un coup de sabre. Quelques jours plus tard, un journal local rendait compte de l'incident en parlant de "la vieille bastille pleine de blé ", mélangeant du même coup la prise de la Bastille, et sa signification politique et les stocks de blé et de farine installées dans le château des Tourelles.


Pour plus de détails sur l'histoire du château des Tourelles et du pont qu'il gardait  consultez la page 

Les Tourelles et le Vieux Moulin


La Seine et le pont

 Pour évoquer la Seine autrefois, on ne doit pas penser au magnifique plan d'eau qui existe de nos jours : en effet, avant les grands travaux d'endiguement et de dragage commencés vers 1850, la Seine ressemblait à la Loire de nos jours. C'était un fleuve capricieux et dangereux, avec un lit encombré d'îles et de bancs de sable qui rendaient la navigation lente et hasardeuse.
En périodes de crues, la circulation des bateaux était presque interrompue. Par exemple, en janvier 1756 mois de "grosses eaux " seuls 7 bateaux passèrent devant Vernon. En périodes de basses eaux, toute circulation pouvait devenir impossible. A un armateur du Havre qui se plaignait que sa péniche de farine ne soit pas encore arrivée, notre meunier écrivait en juillet 1783 : "Je pense que le bateau est resté à Pont de l'Arche, (note : une cinquantaine de kilomètres en aval de Vernon) la rivière est si basse qu'il ne peut en descendre aucun. "

Dans les périodes 'normales' de navigation, il fallait en moyenne de 4 à 6 semaines aux bateaux de transport pour faire Rouen Paris



Le pont
Le pont comportait 15 arches mais en 1830 seulement 8 étaient encore en pierre. A la place des autres il n'y avait qu'un tablier de bois reposant sur les piles anciennes.

De tous temps, le pont a été fort mal entretenu. Il était vétuste et fragile et souvent emporté par des crues, comme en 1658. En 1651, après la chute de 2 arches on a même abandonné le pont et mis en place un bac. Mais… note le curé de Vernonnet le 10 Octobre 1653 : "Le vendredi, jour de St Luc, furent noyées 200 personnes de plusieurs âges et sexes, lesquelles venaient de Vernon et furent perdues par l'accident du bac qui s'engloutit ".



Le pont dit 'Pont de pierre' ou 'Pont Napoléon' de 1860
Cet ancien pont , dont il ne reste que les quelques vestiges que l'ont voit près du château des Tourelles et du Vieux Moulin, fut remplacé en 1860 par un pont de pierre de 7 arches, a l'emplacement du pont actuel, c'est à dire quelques dizaines de mètres en amont de l'ancien. En 1870 on le fit sauter devant l'arrivée des Prussiens, puis il fut reconstruit en 1872.

En 1940 nouvelle destruction de plusieurs arches pour empêcher les Allemands de passer. Réparé en 1941, il fut bombardé et totalement détruit en 1944.
Le nouveau pont, inauguré en 1955, est appelé Pont Clémenceau, en souvenir de l'homme d'état ami de Monet : il avait une résidence à Bézu Saint Eloi non loin de Gisors et venat  chez Monet, il traversait alors régulièrement le pont de pierre après avoir,  dit la tradition,  acheté son tabac à Vernon.

Le pont Clémenceau


Pour plus de détails sur les ponts à Vernon entre le XIIème siècle et aujourd'hui, consultez la page
Les ponts de Vernon 1194 - 1954

 



Informations pratiques pour stationner :

Au rond point, prenez la direction de Gisors - Beauvais. Immédiatement à droite se trouve le parking d'un établissement commercial, où le dimanche, vous trouverez toutes les places nécessaires. Avancez d'une cinquantaine de mètres : à votre gauche, vous voyez les piliers d'une grille d'accès à un parc (indications : 'Base nautique / Centre de loisirs'). Vous pouvez stationner devant cette grille (quelques places possibles) ou bien entrer dans le parc (accès libre et stationnement facile).